Echec. On veut toujours paraître. Copier sur l'autre blog qui a plus d'idées. Copier sur les couleurs, les formes, les fonds. Copier sur tout. Sur les musiques, les titres, les photographies. Cela fait et la richesse et la pauvreté d'un blog.
Echec aussi parce qu'au lieu de m'analyser, je me suis amusée. Ce n'est pas plus mal non plus j'imagine. Ca me plaît d'un côté. De l'autre par contre, je suis déçue. Mes réflexions m'ont permis d'avancer dans ma vie, certes. Mais aucune analyse de soi, aucune. Dans un blog, si l'on s'ouvre trop aux autres, nous voilà nue. Comme sur ma photographie de profil. Alors lorsque l'on est nue, on se sent trop ouverte, trop fragile, trop repérable. Peut-être est-ce aussi une manière de dire que chacun de nous est faible... cela amène à l'impuissance. Gardons une certaine protection.
Pour les adolescents que nous sommes, il nous est indispensable de s'exprimer... à l'écrit ou à l'oral. Mais il faut toujours paraître. Non? Combien y'a-t'il de blogs sur terre? Des millions et des millions... Tout simplement parce qu'une grande partie des jeunes est scotchée d'une manière ou d'une autre sur internet. L'exception existe. C'est une manière de vivre, un art, on s'apprivoise en se confiant aux autres, en étalant sa vie dans tous ses détails parfois. Bon, c'est un fait. Incontournable et indiscutable.
Pour moi c'est terminé. J'ai grandi, en quelque sorte (parce que même la personne la plus mûre ou la mieux dans sa tête peut avoir envie de créer un blog).
Je tire ma révérence, je déclare forfait. Je ne veux plus passer du temps à écrire, montrer ma vie. Elle n'a pas non plus grand intérêt, je préfère la raconter à mes proches, dans des lettres, à mon journal intime aussi.
Bye bye le monde de l'adolescence, de la recherche de soi, de l'insousciance,de la jeunesse et de la consommation, vous pouvez pas savoir comment je me sens bien. Libre!









